Votre téléphone vous propose une mise à jour, votre ordinateur affiche une notification au redémarrage, votre tablette change d’interface après un téléchargement nocturne. Derrière chacune de ces actions, un système d’exploitation (OS) évolue. Faire le point sur les derniers systèmes d’exploitation disponibles en 2025-2026 permet de comprendre ce qui change vraiment au quotidien pour les utilisateurs.
Mises à jour annuelles : le rythme qui structure tous les OS
Avant de détailler chaque système, un point mérite attention : tous les grands éditeurs publient désormais une version majeure par an. Microsoft, Apple et Google calent leurs sorties sur un cycle annuel, suivi de correctifs de sécurité réguliers.
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Concrètement, cela signifie que votre appareil reçoit chaque automne une grosse mise à jour (nouvelles fonctions, changements d’interface), puis des mises à jour plus légères tout au long de l’année. Ce rythme concerne aussi bien les ordinateurs que les smartphones et les tablettes.
Pourquoi ce choix ? Un cycle prévisible permet aux développeurs d’applications de préparer la compatibilité en amont. Pour vous, cela veut dire moins de bugs au lancement et des correctifs de sécurité plus rapides.
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Windows 11 en 2025-2026 : pas de Windows 12, mais des modules IA
Microsoft a stabilisé son approche autour de Windows 11 et ses mises à jour annuelles. La version 24H2, déployée fin 2024, marque une étape importante. Plutôt que de lancer un « Windows 12 », Microsoft enrichit Windows 11 par couches successives.

Les ajouts récents se concentrent sur deux axes. Le premier concerne l’intégration de modules d’intelligence artificielle directement dans le système. Le second porte sur l’optimisation pour les processeurs ARM, ces puces que l’on retrouve dans les ordinateurs portables les plus fins et les plus autonomes.
Pour un utilisateur qui possède un PC classique sous Windows 10, la question se pose : faut-il passer à Windows 11 ? La réponse dépend surtout de la compatibilité matérielle. Windows 11 exige un module de sécurité (TPM 2.0) que les machines d’avant 2018 n’ont pas toujours. Si votre ordinateur ne le supporte pas, la mise à jour ne sera tout simplement pas proposée.
macOS et Apple Silicon : chaque version liée à une nouvelle puce
Apple suit un calendrier comparable, avec une nouvelle version majeure de macOS chaque automne. La particularité chez Apple, c’est que chaque version du système est pensée pour tirer parti des puces Apple Silicon de dernière génération (M3, puis M4).
Vous avez déjà remarqué qu’un MacBook récent démarre en quelques secondes et reste silencieux même sous charge ? C’est le résultat de cette intégration étroite entre le matériel et le logiciel. Les versions récentes de macOS exploitent directement les capacités du processeur pour le traitement d’image, le montage vidéo ou les tâches liées à l’intelligence artificielle.
Un point pratique à retenir :
- Les Mac équipés de processeurs Intel perdent progressivement le support des nouvelles versions de macOS. Si votre Mac fonctionne avec un processeur Intel, vérifiez la liste de compatibilité avant chaque mise à jour.
- Les MacBook sous Apple Silicon (M1 et suivants) bénéficient d’un support prolongé et de toutes les nouvelles fonctions.
- La transition est achevée sur les gammes actuelles : tous les Mac vendus aujourd’hui fonctionnent sous Apple Silicon.
Android et iOS : des mises à jour qui changent l’expérience mobile
Côté mobile, Android (Google) et iOS (Apple) suivent eux aussi un cycle annuel. Chaque été, les nouvelles versions sont présentées aux développeurs, puis déployées sur les appareils à l’automne.
La différence entre les deux se joue sur la durée du support. Apple garantit plusieurs années de mises à jour pour ses iPhone et iPad. Google a progressivement allongé la durée de support de ses Pixel, et pousse les constructeurs tiers (Samsung, Xiaomi) à faire de même.
Pour les utilisateurs, cela se traduit par un choix concret :
- Un iPhone acheté il y a quatre ou cinq ans reçoit encore les dernières versions d’iOS, avec les correctifs de sécurité associés.
- Sur Android, la durée de support dépend du constructeur, pas seulement de Google. Un téléphone Samsung haut de gamme bénéficie d’un suivi plus long qu’un modèle d’entrée de gamme d’une marque moins engagée.
- iPadOS suit le même calendrier qu’iOS, avec des fonctions adaptées à l’écran plus grand de la tablette.

Linux sur serveurs et postes de travail : une présence discrète mais dominante
Linux reste peu visible sur les ordinateurs personnels, mais sa présence sur les serveurs est massive. Sur le segment des systèmes d’exploitation pour serveurs, les distributions Linux (Red Hat Enterprise Linux, SUSE, Ubuntu Server) occupent une part très majoritaire du marché.
Pour un particulier, Linux se présente sous forme de distributions gratuites comme Ubuntu, Fedora ou Linux Mint. L’installation s’est simplifiée ces dernières années, et l’offre d’applications compatibles s’est élargie grâce à des outils comme Flatpak ou Snap.
Linux ne convient pas à tous les profils. Les logiciels Adobe, certains jeux vidéo et quelques périphériques restent mieux supportés sous Windows ou macOS. En revanche, pour la bureautique, la navigation web et le développement, une distribution Linux récente couvre largement les besoins courants.
Comment vérifier la version de votre système d’exploitation
Quel que soit votre appareil, la démarche prend moins d’une minute. Sous Windows, ouvrez les Paramètres puis « Système » et « Informations système ». Sous macOS, cliquez sur le menu Apple puis « À propos de ce Mac ». Sur iPhone ou iPad, rendez-vous dans Réglages, puis Général, puis Informations. Sur Android, ouvrez les Paramètres et cherchez « À propos du téléphone ».
Garder son OS à jour reste le geste de sécurité le plus direct : chaque mise à jour corrige des failles exploitées par des logiciels malveillants. Un système non mis à jour depuis plus d’un an s’expose à des vulnérabilités connues et documentées, que les attaquants ciblent en priorité.

