La question de la popularité d’un robot dépend du critère retenu : volume de ventes mondial, notoriété médiatique ou présence dans les foyers. Sur le marché des robots domestiques, le segment le plus massif reste celui des aspirateurs robots, loin devant les humanoïdes ou les robots de piscine. Et dans ce segment, Dreame est le leader mondial en volume de ventes, même si la perception en ligne et dans les communautés francophones favorise souvent Roborock.
Aspirateur robot hybride : le format qui domine le marché
Le robot le plus populaire en 2026 n’est plus un simple aspirateur. Les modèles hybrides aspiration et lavage constituent la sous-catégorie la plus dynamique du marché, avec une croissance annualisée supérieure à celle des aspirateurs robots classiques selon Mordor Intelligence.
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Ce basculement a des conséquences directes sur ce que « populaire » signifie. Un robot vendu aujourd’hui embarque quasi systématiquement une fonction serpillière, une station de vidage automatique et souvent un système de séchage des serpillières à l’air chaud. Les modèles qui ne proposent que l’aspiration perdent du terrain dans les classements de vente.
Nous observons que cette convergence vers l’hybride redistribue les parts de marché. Les marques qui ont misé tôt sur la double fonction (Dreame, Roborock, Ecovacs) captent la majorité des volumes, tandis que des acteurs historiques comme iRobot peinent à suivre cette évolution.
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Dreame contre Roborock : qui vend le plus et pourquoi
Dreame a accéléré sa croissance et renforcé ses ambitions en Europe et en France ces dernières années. La marque revendique la position de leader mondial en volume sur le segment des aspirateurs robots. En pratique, cela signifie que les robots Dreame sont les plus diffusés dans le monde, toutes catégories confondues.
Roborock, en revanche, domine la conversation. Le Roborock Saros 20 est régulièrement qualifié de « meilleur robot aspirateur de 2026 » dans la presse spécialisée et sur les réseaux sociaux. Sur les groupes Facebook francophones, Roborock bénéficie d’une visibilité disproportionnée par rapport à ses volumes réels.
Popularité médiatique et popularité commerciale ne coïncident pas
Cette divergence entre ventes et visibilité s’explique par le positionnement prix. Dreame couvre une gamme plus large, y compris l’entrée de gamme, ce qui gonfle les volumes. Roborock se concentre davantage sur le milieu et le haut de gamme, où les marges sont meilleures mais les unités vendues moins nombreuses.
Ecovacs complète le trio de tête. La marque chinoise a fait sensation lors du Prime Day 2026 avec des réductions allant jusqu’à 700 euros sur ses modèles phares, ce qui a généré un pic de ventes ponctuel mais significatif.
Critères techniques qui font la popularité d’un robot aspirateur
La puissance d’aspiration et la navigation ne suffisent plus à départager les modèles. Les critères qui déterminent la popularité réelle auprès des acheteurs ont évolué :
- La station de base et ses fonctions : vidage automatique, lavage et séchage des serpillières, remplissage d’eau propre. Un robot sans station complète se vend beaucoup moins bien qu’il y a deux ans.
- La détection et le contournement d’obstacles : les capteurs LiDAR combinés à des caméras permettent d’éviter câbles, chaussettes et jouets. Ce critère est devenu un argument de vente majeur pour Roborock et Dreame.
- L’entretien minimal : les acheteurs fuient les modèles qui demandent un nettoyage manuel fréquent des brosses ou du réservoir à poussière. L’autonomie d’entretien pèse autant que la puissance d’aspiration dans les décisions d’achat.
Un modèle comme le Mova, moins connu, gagne en popularité précisément parce qu’il coche ces cases à un prix inférieur. La notoriété de marque ne fait pas tout.
Robots humanoïdes : populaires dans les médias, absents des foyers
Atlas de Boston Dynamics, Sophia de Hanson Robotics, Pepper de SoftBank Robotics : ces noms circulent dans tous les articles sur la robotique. Leur popularité médiatique est indéniable.
Leur diffusion réelle reste marginale. Pepper a été retiré de la production après des ventes décevantes. Sophia reste un projet de démonstration, pas un produit commercial. Atlas sert de plateforme de recherche, pas d’outil déployé à grande échelle.
Le robot humanoïde le plus « populaire » au sens strict du terme (le plus connu du grand public) est probablement Sophia, grâce à ses apparitions télévisées et sa citoyenneté saoudienne. En termes de capacités techniques, Atlas de Boston Dynamics reste la référence en matière de mobilité et de dextérité.
Le fossé entre perception et réalité d’usage
Les robots qui entrent réellement dans les foyers sont des aspirateurs, des tondeuses et des robots de piscine. Les humanoïdes restent cantonnés aux salons professionnels, aux hôtels haut de gamme et aux laboratoires de recherche. Mesurer la « popularité » d’un robot uniquement par sa couverture médiatique donne une image déformée du marché.

Open source et fabrication personnelle : une niche en croissance
Le projet Oomwoo illustre une tendance émergente : l’aspirateur robot open source que l’utilisateur fabrique lui-même, sans cloud. Ce type d’initiative attire une communauté de makers et de développeurs qui refusent la dépendance aux serveurs propriétaires.
L’absence de cloud élimine les risques liés à la vie privée, un argument qui résonne de plus en plus auprès d’un public technophile. Le volume reste anecdotique face aux millions d’unités vendues par Dreame ou Roborock, mais la croissance de ces projets signale une demande pour des alternatives transparentes.
Le robot le plus populaire reste, en volume de ventes mondial, un aspirateur hybride Dreame. La popularité médiatique couronne Roborock et quelques humanoïdes spectaculaires. Le choix du critère change radicalement la réponse, et c’est précisément ce que la plupart des comparatifs omettent de préciser.

